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29/08/2015

 

الحكواتي ماحي صديق يشارك بالرباط في المهرجان الدولي "مغرب حكايات" 14/07/2015

الجزائر - سيشارك الحكواتي المحترف و الكاتب الجزائري ماحي صديق في الطبعة ال12 للمهرجان الدولي "مغرب حكايات" الذي سينظم من 4 إلى 11 يوليو بمدينة الرباط حسبما أكده المنظمون.
وسيقدم الحكواتي ماحي صديق المختص في مسرح الحلقة خلال هذه التظاهرة حكايات مستلهمة من التراث الشفوي الجزائري لا سيما الجنوب الكبير.
وسيشارك في هذه التظاهرة فنانون و حكواتيون من حوالي 15 بلد من بينهم تونس و فلسطين و العراق و الصين و كندا إضافة إلى باحثين و جامعيين سينشطون لقاءات حول موضوع التراث.
ويهدف المهرجان الذي ينظم بمبادرة من جمعية "كونت أكت" إلى الحفاظ على الإرث اللامادي الشفهي من خلال إنشاء هذه السنة للجائزة الكبرى لأفضل حكواتي.
ويسعى ماحي صديق المنحدر من مدينة سيدي بلعباس بفضل تكوينه في الفن الرابع إلى إعادة الإعتبار للرواة و الحكواتيين "القوال".
وقد نشط الراوي في السنوات الأخيرة عدة فضاءات و ورشات مخصصة للرواية الشعبية في إطار مهرجانات نظمت بالجزائر. كما قام بتأطير دورات تكوينية في تونس و الإمارات العربية.

Le conteur Mahi Seddik à Rabat pour le festival "Maroc des contes" 14/07/2015

ALGER - Le conteur professionnel et auteur algérien, Mahi Seddik, prendra part au 12ème Festival international "Maroc des contes" prévu du 4 au 11 juillet à Rabat, indiquent les organisateurs.
Habitué des rondes populaires et du théâtre de la "Halqa", Mahi Seddik sera convié à présenter des contes puisés dans le patrimoine oral algérien, particulièrement du Grand Sud.
Des artistes et conteurs en provenance d'une quinzaine de pays différents dont la Tunisie, la Palestine, l'Irak , la Chine ou encore le Canada prendront part à cette manifestation qui accueillera également des chercheurs et universitaires pour étudier les similitudes en matière de contes entre ces pays et discuter de la sauvegarde de ce legs patrimonial.
Organisé par l'association "Conte'Act", le festival "Maroc des contes" vise à préserver le patrimoine immatériel conté en créant cette année le Grand Prix du meilleur conteur.
Natif de Sidi Bel Abbes, Mahi Seddik, qui a suivi une formation dans le 4e art s'attache depuis plusieurs années à promouvoir et à revivifier la tradition orale, disparue, des Goual (conteurs).
Ces dernières années, le conteur a animé, à la faveur des festivals organisés à travers l'Algérie, de nombreux espaces et ateliers consacrés au conte populaire, et assuré des cycles de formation en Tunisie et aux Emirats Arabes Unis, notamment.

Sidi Bel Abbes :Beauté d'une ville 14/06/2015

Sidi Bel Abbes :Beauté d'une ville
l'ouvrage relate toute la beauté de Sidi Bel-Abbes
fr.calameo.com

 

Mahi Seddik a pour habitude de raconter sur les places publiques 11/05/2015

 

ALGER - Toujours vêtu d'une djellaba et portant une âmama (turban) jaune, typique de l'ouest autour du cou, Mahi Seddik a pour habitude de raconter sur les places publiques la légende du "Mola mola", l'oiseau de bon augure du Grand Sud, un conte dont il a laborieusement rassemblé les fragments.

Pour retrouver les traces de cette légende, Mahi Seddik a dû interroger pendant près de quatre ans les touareg de Tamanrasset et de la localité d'Abalessa pour reconstituer un conte cohérent, qu'il peine aujourd'hui à publier en Algérie.

"Depuis quelques années, je me suis entièrement consacré à la valorisation de contes populaires lors des différentes manifestations culturels en Algérie et à l'étranger, tout en continuant à écouter le public et les enfants pour collecter les contes de différentes régions", raconte ce passionné de légendes populaires qui a abandonné son métier pour s'adonner complètement à sa passion.

Le conte est aujourd'hui tombé dans un "folklorisation dangereuse", s'inquiète Mahi Seddik. Sa transmission orale, tout comme l'interprétation du conteur sont menacés de disparition en Algérie, alors même qu'ils sont mis en valeur à l'étranger, dit-il amer.

L'édition de contes du terroir dans un langage populaire, pourtant reconnu comme langue intermédiaire dans le cinéma et le théâtre, n'intéresse pas les éditeurs, car "non rentable financièrement", croit-il savoir.

Bien que le conteur ait animé plusieurs spectacles, émissions et ateliers en France, au Liban, en Tunisie ou encore au Congo sans jamais changer de support linguistique, l'arabe dialectal semble constituer un "handicap" qui l'empêche d'avoir accès à l'édition et à la médiatisation en Algérie.

Au-delà du conte en tant que patrimoine oral immatériel, le conteur remplit également -tout comme le "Goual" (conteur traditionnel officiant sur les places publiques)- une fonction sociale de thérapeute que des conteurs de l'Oranie assuraient dans les années 1990 avec les victimes du terrorisme, ou encore avec celles du séisme de Boumerdes de 2003.

Dans les années de terrorisme, la "Halqa" (théâtre populaire traditionnel) était le seul "espace d'expression" que les conteurs et hommes de théâtre de Sidi Bel Abbes pouvaient encore exploiter "pour ne pas disparaître", témoignent quelques artistes de la région.

Natif de Sidi Bel Abbes, Mahi Seddik a rejoint très jeune des troupes de théâtre amateur de sa ville et s'est découvert peu à peu une vocation de conteur inspiré de la tradition du Goual et du théâtre de la Halqa.

Avant de se consacrer à leur collecte, Mahi Seddik avait entamé la traduction vers l'arabe dialectal de contes publiés dans les années 1980 par Mouloud Mammeri dans ses ouvrages "Machahou" et "Tellem chaho".

La tradition du Goual a également beaucoup inspiré le conteur qui a baigné dans enfance dans cet univers aujourd'hui perdu et qu'il s'acharne à faire revivre et perpétuer.

--Source d'inspiration pour le théâtre et le cinéma

Une opération de collecte est organisée chaque année afin de transcrire les légendes de grand-mère, transmises oralement, et les transcrire voire les mettre en scène pour le théâtre, et ce, pendant le Festival des arts de l'Ahaggar.

C'est grâce à ce concours que la pièce "Tiski, princesse du désert", relatant l'histoire d'une vieille tribu de l'Ahaggar venue vivre à Abalessa sous le règne de Tin Hinan, a vu le jour en 2013 appelant d'autres initiatives du même genre.

Le metteur en scène amateur Ali Abdoun atteste que les contes populaires peuvent aujourd'hui "nourrir le capital dramaturgique algérien", tant pour le texte que pour les décors, costumes et mise en scène.

Ce genre de contes, populaires dans la région de l'Ahaggar, avaient également permis à la romancière Amel El Mahdi de restituer la légende de Tin Hinan sous forme de conte romancé.

Dans les pays voisins, le film burkinabé "Soleils" du réalisateur Dani Kouyaté, avait porté à l'écran l'héritage des griots de l'empire Songhaï, alors qu'en Tunisie le conteur et cinéaste Nacer Khemiri a adapté le conte au cinéma en produisant quatre longs métrages entre 1975 et 2005.

En Algérie, ces acteurs culturels se battent encore aujourd'hui pour la réhabilitation de ce patrimoine oral du terroir et son exploitation dans sa forme authentique dans différentes disciplines artistiques.
http://www.aps.dz/culture/22044-mois-du-patrimoine-le-conte-populaire-et-la-tradition-des-gouals-,-un-riche-patrimoine-inexploit%C3%A9

Tags : ALGERIE EN FORCE VIVE LE MAGHREB